Les 5 excuses de merde qui sabotent tes bonnes résolutions (et la seule vraie raison de ne rien faire)

On les connaît toutes. Ce sont nos petites histoires doudous, celles qu’on se raconte le soir dans son bain pour justifier le fait qu’on stagne encore exactement au même point qu’il y a six mois.

La mauvaise nouvelle ? Ce sont des mensonges. La bonne nouvelle ? Une fois qu’on a tué l’excuse, il ne reste plus que l’action.

Voici le top 5 des pires excuses de tes névroses, et pourquoi tu dois les cramer dès maintenant.


1. « Je n’ai pas le temps »

L’excuse reine. Celle qu’on sort même à soi-même avec un air débordé et légèrement héroïque, comme si on revenait du front.

La vérité ? Tu as le temps de scroller deux heures sur Insta, de regarder trois épisodes d’une série pour « décompresser », de lire les commentaires sous la vidéo d’une meuf que tu n’aimes même pas. Tu as le temps de te plaindre que tu n’as pas le temps. Tu as le temps de lire cet article jusqu’ici.

Dire « je n’ai pas le temps », c’est juste une version socialement acceptable de dire « ce n’est absolument pas ma priorité ». Et c’est OK. Mais assume-le vraiment, sans te cacher derrière ton agenda surchargé.

Parce que voilà ce qui se passe : si tu avais une fuite d’eau qui inondait ton salon, tu trouverais le temps. Si ton gosse avait de la fièvre à 40°, tu trouverais le temps. Si ton boss t’appelait pour une urgence, tu trouverais le temps.

Ton bonheur, tes projets, la vie que tu prétends vouloir — ils valent vraiment moins qu’un dégât des eaux ?

Le vrai problème n’est pas ton emploi du temps.
C’est la place que tu t’autorises à prendre dans ta propre vie.


2. « Je ne me sens pas encore prête »

Spoiler : tu ne le seras jamais.

Et je ne dis pas ça pour être cruelle. Je dis ça parce que « être prête » est un état imaginaire que ton cerveau a inventé pour te protéger de l’inconfort. Il est très fort à ce jeu-là, ton cerveau. Il te fabrique des critères de préparation qui bougent dès que tu t’en approches. T’as besoin d’une formation ? Tu la fais, et soudain t’as besoin d’une autre. T’as besoin de perdre 5 kilos avant de commencer ? Tu les perds, et là c’est le contexte qui n’est plus bon.

Attendre le « bon moment » ou le fameux « déclic », c’est comme attendre que tous les feux de la ville passent au vert en même temps pour sortir ta voiture du garage. Ça n’existe pas. Ça n’t’arrivera pas.

Tu attends une permission métaphysique qui ne viendra jamais, parce qu’elle ne peut venir que de toi.

La confiance ne précède pas l’action — elle en est le résultat. Elle se construit dans le mouvement, dans la tentative maladroite, dans l’erreur qu’on analyse et dont on se relève. On apprend à nager dans l’eau, pas dans les bouquins de natation. Et la première fois qu’on plonge, on a toujours un peu la trouille.

C’est normal. Plonge quand même.


3. « Je suis trop [insérer ici un complexe au choix] »

Trop vieille. Trop fatiguée. Trop fauchée. Trop instable émotionnellement. Trop traumatisée. Trop nulle en maths, en tech, en tout.

Remarque comme cette liste peut s’allonger à l’infini. C’est fascinant, non ? Ta névrose est devenue ton identité. Pire : elle est devenue ton alibi préféré. Tu t’en sers comme d’une cape d’invisibilité pour rester dans les starting-blocks sans jamais avoir à courir la course.

Et le truc vraiment retors là-dedans ? Plus tu répètes « je suis trop ci, pas assez ça », plus ton cerveau le grave dans le marbre comme une vérité absolue. Tu deviens le scénario que tu te racontes.

Mais voilà la vraie vérité, celle qui fait un peu mal : tu n’es pas « trop » quelque chose. Tu es juste terrifiée à l’idée que ça puisse marcher. Parce que si ça marche, t’as plus d’excuse. Parce que si ça marche, tu dois assumer que t’aurais pu commencer bien avant. Parce que si ça marche, ta vie doit changer — et le changement, même positif, c’est flippant.

Utilise ce que tu as, là où tu es, avec ce que tu es. Imparfaite, fatiguée, fauchée ou pas. Le reste, c’est de la littérature.

Les gens qui ont changé leur vie ne l’ont pas fait parce qu’ils étaient prêts.
Ils l’ont fait parce qu’ils en avaient assez de leurs propres excuses.


4. « Je manque de clarté, je ne sais pas par quoi commencer »

Ah. Celle-là, c’est l’excuse préférée des perfectionnistes en carton et des intellectuelles qui confondent réfléchir et agir.

Tu passes des heures à chercher le plan parfait. Tu remplis des carnets de bullet journal. Tu regardes des vidéos YouTube sur la « méthode idéale ». Tu crées un tableau Notion avec des sous-catégories et des codes couleur. Tu te dis que tu travailles sur ton projet alors que tu construis juste une belle procrastination bien rangée.

C’est de la procrastination déguisée en organisation. Et c’est particulièrement vicieux parce que ça donne bonne conscience.

La clarté ne tombe pas du ciel après suffisamment de réflexion. Elle se construit en faisant. En te plantant. En ajustant. En refaisant. Le plan parfait que tu cherches n’existe que dans le mouvement réel, pas dans ta tête ou sur ton tableau Pinterest.

Si tu ne sais pas par quoi commencer, commence par n’importe quoi. Envoie l’email imparfait. Poste la vidéo bancale. Lance le projet à moitié fini. La clarté arrive en marchant, pas en méditant sur ton canapé en bouffant des chips.

Une action moyenne faite aujourd’hui vaut mille plans parfaits qui restent dans un carnet.


5. « C’est la faute de mon passé / de mon ex / du système »

Celle-là, je vais la traiter avec un peu plus de douceur. Parce que contrairement aux quatre autres, elle contient parfois une part de vérité.

Oui, peut-être que ton enfance n’a pas été un conte de fées. Oui, peut-être que certaines personnes t’ont freinée, blessée, dévalorisée. Oui, le système est parfois injuste — pour les femmes, pour certaines origines, pour certaines cases dans lesquelles on t’a mise sans te demander ton avis.

Tout ça est réel. Et tout ça mérite d’être reconnu, travaillé, parfois accompagné par quelqu’un de compétent.

Mais.

Il y a une différence fondamentale entre expliquer et se condamner. Entre comprendre d’où tu viens et décider d’y rester pour toujours. Entre reconnaître une injustice et lui donner les clés de ta vie jusqu’à la fin des temps.

Tant que la télécommande de ta vie est entre les mains de ton passé, de ton ex ou du système, tu es une victime impuissante. Et les victimes impuissantes ne construisent rien — elles subissent.

Tu ne peux pas réécrire le prologue de ton histoire.
Personne ne peut faire ça.
Mais tu es l’unique auteure du chapitre qui commence aujourd’hui.
Et ce chapitre-là, personne ne peut l’écrire à ta place — ni t’empêcher de l’écrire.


Et puis, il y a la seule raison valable : « J’ai pas envie »

Contrairement aux cinq précédentes, celle-ci n’est pas une excuse de merde. C’est une vérité.

Si au fond de toi, tu n’as aucune envie de monter ce business, de perdre ces cinq kilos ou de refaire ta déco — alors, par pitié : laisse tomber.

Arrête de t’infliger la torture de « devoir » vouloir quelque chose que tu ne veux pas vraiment. Arrête de culpabiliser de ne pas désirer ce que les autres désignent comme désirable. Revendique ton droit le plus strict à ne rien foutre, à choisir une vie tranquille, à ne pas optimiser chaque recoin de ton existence.

C’est mille fois plus sain de s’avachir sur son canapé en disant « je n’ai aucune ambition cette année et je l’assume totalement » que de passer ses journées à culpabiliser de ne pas faire ce que tu prétends vouloir faire.

Sois honnête avec toi-même : si l’envie n’est pas là, n’achète pas mon bouquin, ne lis pas mon prochain article et va vivre ta vie sans rendre de comptes à personne. Sérieusement. Je préfère ça.

Mais si l’envie est là — vraiment là, quelque part sous les excuses et la fatigue et la peur — et que ce sont juste tes boucliers habituels qui font barrage…

Alors on se retrouve de l’autre côté.

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